Légalité

LE STATUT LÉGAL DE L’AYAHUASCA EN GÉNÉRAL

La DMT est devenue illégale dans la plupart des pays. Ses sources botaniques communes, cependant, sont toujours légales presque partout. On peut même acheter librement sur internet des plantes contenant de la DMT sur des sites spécialisés en ethnobotanique. Les β-arbolines, d’un autre côté, sont en général légales, incluant la plupart de ces sources communes ethnobotaniques (comme le syrian Rue et la vigne d’ayahuasca). Au Canada, l’harmaline est une substance classée à l’annexe 3 (remarque : le classement canadien des substances est très différent du classement américain), et, en France, toutes les plantes utilisées pour faire l’ayahuasca sont illégales.

Il y a déjà eu plusieurs perquisitions et poursuites judiciaires dans l’histoire de l’ayahuasca. Des plantes à ayahuasca et des bouteilles contenant de l’ayahuasca ont été confisquées à maintes reprises de membres d’églises d’ayahuasca par différentes autorités. L’UDV (União do Vegetal ) a récemment été poursuivie aux USA et la conclusion du juge a été qu’il n’y avait aucun problème avec le fait que l’UDV utilise l’ayahuasca comme sacrement religieux. L’Église néerlandaise du Santo Daime a également été poursuivie en justice en 1999 et 2001 avec des cas similaires. Quand il en vient aux Églises du Santo Daime, de l’UDV et du Barquinha, l’utilisation de l’ayahuasca est souvent tolérée dans la plupart des endroits.

LE STATUT LEGAL DE LA DMT

La DMT a été synthétisée pour la première fois en 1931 par le chimiste britannique Richard Manske et appelée « nigerine ». En 1955, elle a été découverte pour la première fois dans une plante, l’Anadenanthera peregrina (yopo). En 1971 la DMT est devenue illégale aux USA avec le passage de la Convention sur les Substances Psychotropes en 1971. Tiré de Wikipédia :
« Cette convention est un traité des Nations unies conçu pour contrôler les drogues psychoactives comme les amphétamines, les barbituriques, et les psychédéliques. Au cours des années 60, la consommation de drogues a explosé dans le monde entier, en particulier dans les cultures occidentales. Inspirés par les défenseurs des psychédéliques comme Aldous Huxley et Timothy Leary, des millions de gens ont expérimenté des hallucinogènes puissants, et des drogues de toutes sortes librement disponibles.

Les autorités et différents gouvernements ont considéré que c’était immoral et que ça détruisait le progrès économique. La convention unique sur les stupéfiants de 1961 ne pouvait pas interdire les psychotropes tout juste découverts, vu que son pouvoir s’étendait aux effets similaires à ceux du cannabis, du coca ou de l’opium. Le 21 février 1971, une conférence à Vienne a fait signer une nouvelle Convention pour inclure presque toutes les substances qui altèrent la pensée.

Cette Convention, contenant des restrictions d’import et d’export et d’autres règles visant à limiter la consommation de drogues à des fins scientifiques ou médicales, est devenue effective à partir du 16 août 1976. Aujourd’hui, 175 nations font parties de ce traité. De nombreuses lois sont passées, visant à compléter cette Convention, incluant le « Psychotropic Substances Act » aux USA, le « Misuse of Drugs Act » au Royaume-Uni en 1971, et le « Controlled Drugs and Substances Act » canadien. Comme le traité lui-même, ces statuts divisent en général les drogues en plusieurs catégories ou classes. »

De nos jours, la DMT est classée en catégorie I aux USA et en catégorie III au Canada. En France, elle est considérée comme un stupéfiant, avec les plantes sources de DMT. Au Royaume-Uni, elle est classée drogue de classe A.